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a chaud ! *juillet 2008


le prix de la liberté, ou ce que nous devons à mohamed sifaoui

______________________________ Pétition ______________________________

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REVUE LE MEILLEUR DES MONDES MOHAMED SIFAOUI TRIUNE POUR LE PRIX DE LA LIBERTE MDMUn homme est en danger de mort pour ses idées, aujourd’hui, en France. Une fois de plus. Il y a eu Salman Rushdie, Taslima Nasreen, Théo Van Gogh, assassiné en 2004, les dessinateurs danois, etc., mais c’était ailleurs, dans des pays, pouvait-on penser, moins solidement républicains que le nôtre. Puis il y eut Robert Redeker en 2006, et aujourd’hui, Mohamed Sifaoui, ici, en France. Mohamed Sifaoui doit se terrer, il craint pour sa vie et celle de ses proches. Qui est Mohamed Sifaoui et comment en est-on arrivé à cette situation où la France ne peut plus voire ne veut plus protéger l’intégrité et la liberté des citoyens ?

Mohamed Sifaoui est un journaliste algérien qui a dû, comme tant d’autres, trouver refuge en France à la fin des années 90, après avoir subi plusieurs tentatives d’assassinat (la dernière en 1996, une bombe à son journal, Le Soir d’Algérie, qui visait directement la rédaction dont il faisait partie, a coûté la vie à 39 personnes dont trois journalistes). « Musulman laïque et démocrate » ainsi qu’il se définit lui-même, réfugié politique en passe d’acquérir la nationalité française, Mohamed Sifaoui a enquêté sur les réseaux islamistes en France et en Europe, publié des livres, réalisé des reportages télévisés. (1)

Son énergie et son courage en ont fait la bête noire des islamistes et, hélas, de trop d’idiots utiles, prêts à sacrifier la liberté de pensée et de débattre au « respect » d’une idéologie extrémiste dès lors qu’elle  se réclame de (ce qu’ils voient comme) la religion des déshérités. A cause des menaces dont il est l’objet, il bénéficiait depuis janvier 2003 d’une protection policière. Il était obligé de vivre dans le secret et les précautions permanentes, mais du moins sa sécurité était-elle protégée, son travail et sa parole publique à peu près possibles malgré ces entraves et l’intimidation. Or cette protection a été supprimée en janvier 2008 sans que rien ne le justifie. Mohamed Sifaoui a été agressé physiquement dans Paris le 13 juin dernier. Il reçoit depuis des menaces de mort, comme celle qu’un « islamiste algérien » anonyme lui a adressé sans craindre d’utiliser un site internet connu pour publier son appel au meurtre.

Ceux qui, tel le policier qui a reçu sa plainte, suggèrent qu’il est un « provocateur », qu’il n’aurait pas dû prendre un verre dans un café trop proche d’une mosquée d’obédience islamiste, ont déjà tout concédé aux fanatiques qui menacent aujourd’hui de mort Mohamed Sifaoui et tous ceux qui partagent ses convictions et son combat.

Si la France, si les autorités françaises abandonnent à leur sort Mohamed Sifaoui et avec lui tous les démocrates musulmans, ce n’est pas seulement leur vie et leur liberté qu’elles abandonneraient. La liberté pour Mohamed Sifaoui de vivre et de s’exprimer dans notre pays, dans son pays, est la nôtre. Sa protection doit être rétablie, sa liberté de travailler et de s’exprimer garanties. Ce n’est pas seulement à lui que nous le devons, mais à nous-mêmes. Face à la violence et à l’intolérance, le prix de la liberté a augmenté. Prenons garde de ne pas la laisser sourdement grignotée par l’indifférence ou par la lâcheté, à ne pas accepter les arguments de l’indignation feinte et la violence calculée de ceux qui instrumentalisent la religion ou « la lutte contre les discriminations ». Mohamed Sifaoui a choisi la France, faisons en sorte qu’il n’ait pas à le regretter et nous-mêmes à rougir de l’avoir abandonné.

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(1) Notamment Mes « frères » assassins : comment j’ai infiltré une cellule d’Al-Qaïda (Le Cherche Midi, 2003), et Combattre le terrorisme islamique (Grasset, 2007) .

 

SIGNEZ LA PéTITION

Michaël Prazan, écrivain et documentariste

Frédéric Encel, universitaire

Heinz Sonntag, directeur de l'Observatoine du Totamitarisme Hannah Arendt à Caracas

Lenna Sofer

Manuel Caballero,

Milos Alcalay, ancien ambassadeur à l'ONU

Diego Arrria, ancien conseiller de Kofi Annan à l'ONU

Nelly Sayagh-Soussan

Robert Pépin, traducteur

Corinne Ergasse,  éditrice

Raphaël Delpard

Stéphanie Tavier

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